Les propos racistes de Liam Neeson choquent et ne passent pas

06 février 2019

Lors d’une interview, l’acteur britannique Liam Neeson a raconté ses envies de meurtre suite au viol d’une amie proche par un homme de couleur, il y a quarante ans. L'acteur de Taken assure profondément "regretter" cette envie de "vengeance ".

L’acteur a été interrogé par le quotidien britannique "The Independent" pour la promotion de son film Sang froid dans lequel il interprète un père qui décide de venger le meurtre de son fils par un cartel de la drogue. Au fil de l’entretien, la journaliste lui a demandé s’il a déjà été animé de pulsions similaires.

À ce moment là, Liam Neeson aurait dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Il a indiqué avec une franchise déconcertante qu'il y a plusieurs années, une de ses proches a été victime d'un viol. "J'ai demandé : savait-elle qui a fait ça ? Non. De quelle couleur ils étaient ? Elle a répondu que c'était un homme noir. »

Suite à cette révélation, l’acteur est devenu fou et a confié à la journaliste sa pulsion meurtrière : « J'ai honte de le dire. J'ai parcouru les rues avec une matraque en espérant être approché par quelqu'un. J'ai fait ça pendant peut-être une semaine, en espérant qu'un 'bâtard noir' sortirait d'un pub pour me chercher des noises. Comme ça j'aurais pu... Le tuer. »

Liam Neeson explique ensuite qu’il lui a fallu "une semaine, une semaine et demi pour surmonter ça. Je me disais ‘qu’est-ce qui  te prend ? » confesse-t-il.

"C’était horrible, horrible, quand j’y repense. Je ne l’avais jamais raconté. Et je le dis à une journaliste. Dieu me protège."

Dès la publication de l’article, les réactions sur les réseaux sociaux se sont enchainées : 

« Liam Neeson n’est qu’un autre exemple de la longue histoire des hommes blancs qui maquillent leur racisme et leur violence envers les hommes noirs derrière un service rendu aux femmes. Il n’a jamais été question pour eux de protéger les femmes, mais plutôt de défendre leur propre domination et leur droit d’oppression", écrit une internaute, citée par Vanity Fair.

"Est-ce que Will Smith pourrait confesser qu'il a marché toute une semaine dans les rues de Los Angeles pour tuer des personnes blanches au hasard ?" s'interroge un éditorialiste du New York Times. De nombreuses personnalités noires ont également dénoncé le "racisme" de l’acteur.

"Je ne suis pas raciste", a-t-il cependant réagi ce mardi, questionné par une journaliste noire sur le plateau de l’émission Good Morning America, sur la chaine ABC.